Comment fixer la température, l’hygrométrie et l’éclairement.
Les reptiles sont
des animaux
poïkilothermes dont
la température
interne varie avec
celle du
milieu où ils
vivent.
Contrairement aux
animaux
homéothermes, ils
sont
physiologiquement
incapables de
maintenir constante
leur température
interne car leurs
mécanismes de
thermorégulation
sont uniquement
d’ordre
comportemental (
ainsi pour le
pogona, il existe
une posture de
thermorégulation
gueule ouverte, une
recherche ou une
fuite
des points chauds et
une modification de
la couleur
corporelle).
Il est donc important de conserver un gradient de température au sein d’un terrarium, afin que l’animal puisse se positionner à la température qu’il désire .
La chaleur est, en
fait, une véritable
source d’énergie
pour un reptile.
Elle augmente son
métabolisme, permet
une meilleure
activation de ses
défenses
immunitaires
cellulaires et
humorales, stimule
son dynamisme et son
appétit, accélère sa
digestion, sa
vitesse de
circulation sanguine
et les processus de
cicatrisation.
Toutefois cette
température ne doit
pas être fixée au
hasard : chaque
espèce de reptile
possède ses propres
exigences de
température diurne
et nocturne, selon
son biotope
d’origine.
(A
noter qu’il existe
des variations de
ces exigences au
sein d’une même
espèce, ainsi une
femelle gravide aura
besoin de plus de
chaleur.)
Pour fixer cette
température, il faut
connaître
la Zone de
Température
Optimale, Zone de
Neutralité
Thermique, ou encore
Zone de Température
Moyenne
Préférentielle. Il
faut de plus
respecter un
gradient de
température
jour/nuit,
sous peine de
provoquer chez le
reptile un
dérèglement de la
thyroïde, qui se
manifeste
principalement par
un amaigrissement,
une anorexie et une
diminution de la
fécondité chez le
mâle.
Ainsi pour le pogona vitticeps, dont la T.M.P. est de 35°C, la fourchette à établir pour le jour varie de 32°C à 37°C ( au point chaud) et de 27°C à 30°C (au point froid ).
Pour la nuit, on prendra comme fourchette de 20° C à 23°C pour l’ensemble du terrarium.
Le chauffage du
terrarium peut
s’assurer par
différents moyens.
La règle d’or à
observer
est que tout élément
chauffant ne doit
jamais être mis en
contact du reptile,
ces derniers
possédant une
sensibilité
thermique très
faible et étant donc
prédisposés aux
brûlures.
Ces éléments
chauffants peuvent
être soit des
câbles, soit des
plaques ou soit des
lampes
céramiques ou
infrarouge (
Un élément de
chauffage à
proscrire est la
pierre chauffante :
le pogona peut
rester des heures
dessus et ainsi se
brûler très
gravement.).
L’hygrométrie n’a
pas besoin d’être
élevée étant donné
le biotope
désertique du
pogona.
En moyenne, une
hygrométrie relative
de
30 à 40%
suffit amplement.
Une humidité trop
élevée peut
provoquer des
infections
mycosiques ou
bactériennes très
sévères.
Pour assurer cette hygrométrie , on peut placer un bac d’eau de dimension réduite en assurant un chauffage de cette eau (par exemple, à l’aide d’une petite plaque chauffante placée en dessous).
Chose amusante pour
un lézard
désertique, il
arrive que le
pogona, appréciant
cette source d’eau,
prenne un grand
plaisir à s’y
baigner.
L’éclairage et la
photopériode sont
des éléments
importants de la
maintenance.
Mais surtout chez les espèces héliophiles tel que le pogona, il doit apporter une source de rayons ultraviolets de type b (UVb) nécessaires à la synthèse de la vitamine D3.
Il faut
incorporer dans le
terrarium une source
d’UVb en utilisant
des néons spéciaux (type
Zoo Med
ND ou Iguana Light
ND)
dont le tube est
constitué de quartz,
le verre arrêtant
les UVb.
En outre, ces néons ne gardent leur efficacité qu’un an et doivent donc être changés régulièrement.
Le non-respect de
cette règle entraîne
des troubles osseux
catastrophiques par
manque de synthèse
de
vitamine D3,
se manifestant par
des déformations des
membres (allant
jusqu'à une
incapacité à se
mouvoir),
des mâchoires (
incapacité à se
nourrir)
et des
tremblements, voir
des convulsions. Il
s’agit d’ostéofibrose
dont le pronostic
est très sombre.
Ces néons, installés
dans le terrarium,
doivent être placés
à moins de
30 cm
de la zone de
solarium (point
le plus haut du
terrarium en zone
chaude.)
La photopériode est
définie par une
alternance de
12 h de jour et 12 h
de nuit ceci étant
rendu possible par
l’utilisation de
minuteurs. Une
diminution à
10 heures
de jour en hiver
favorise la
reproduction .
On peut aussi
exposer les pogona à
la lumière
naturelle, l’été, si
la température
extérieure
le permet (
minimum de 30°C),
dans un enclos et en
fournissant le moyen
de s’abriter du
soleil.